De la Savoie à l'Annapurna

Flocon

L’Annapurna. Un sommet emblématique. Celui des 14 “8000” qui comptabilise le moins d’expéditions. Un défi pour tous les alpinistes, encore aujourd’hui, 71 ans après l’ascension de Maurice Herzog et Louis Lachenal.

Dans quelques jours, Yorick Vion, alpiniste, aspirant guide de haute-montagne et moniteur de ski à Courchevel se lancera, à son tour, à l’assaut du géant himalayen, en style alpin, c’est-à-dire sans assistance ni oxygène.

Nous l’avons rencontré, à la veille de son départ, pour connaître ses motivations, son état d’esprit et en savoir un peu plus sur le déroulé de son périple.

Pourquoi avoir choisi l’ascension de l’Annapurna ? 
C’est le “8000” le moins fait du monde, c’est l’un des plus techniques. Pour moi, ça a du sens car c’est un sommet qui se grimpe et non pas qui se piétine. 

As-tu suivi un entraînement spécifique pour te préparer à la très haute altitude ? 
Je ne me suis pas préparé, je n’ai fait que mon boulot. Comme je suis guide et que tous les jours je fais de la randonnée, du ski et de la montagne, je n’ai pas eu besoin de suivre un entraînement spécifique. Mon métier suffit. 

Quelles sont les choses les plus importantes à ne pas oublier dans ses bagages ? 
De bonnes chaussures et des gants épais. 

Combien de temps faut-il se préparer en prévision de ce type d’ascension ? 
À mon avis, ça demande des années pour avoir le niveau technique et pouvoir envisager la course mais, foncièrement, ça m’a pris à peu près deux ans pour préparer cette expédition. 

Dans quel état d’esprit te trouves-tu à la veille de ton départ ? 
Je suis impatient, tout s’accélère depuis quelques semaines mais l’attente commence à devenir pesante. J’ai envie de grimper ! 

Qu’est ce qui va le plus te manquer ? 
Ma femme… Et mon chat ! 

Combien de temps l’ascension va-t-elle durer ? 
On prévoit un voyage de 5 semaines mais en ce qui concerne l’escalade pure, l’ascension va durer entre une semaine et dix jours. 

Emportes-tu des aliments “de réconfort” ? J’ai pris des diots. Beaucoup. Des diots d’âne, surtout, et de la tomme, énormément. En revanche, en altitude j’ai du mal à manger (comme tout le monde, cela dit) donc, pour ce qui est des repas lyophilisés, je n’ai pris que de la purée. 

Quelle sera la première chose que tu feras à ton retour ? 
Manger de la viande ! 

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