Courchevel

Naissance d'une station

toute une histoire
  • AVANT LA NAISSANCE DE LA STATION
  • AVANT LE SKI ET LES SPORTS D'HIVER …. LE TOURISME ESTIVAL !
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    Début 20ème siècle
    AVANT LE SKI ET LES SPORTS D'HIVER …. LE TOURISME ESTIVAL !

    Et oui, à Saint-Bon, l'activité touristique a d'abord commencé en été au début du 20ème siècle. A cette époque, l'économie montagnarde connait ses premiers changements avec l'arrivée de l'industrie dans les fonds de vallées. Jusque là basée sur l'élevage et la fabrication fromagère, la structure économique se diversifie avec l'arrivée de l'électricité. Ainsi, les industries se sont implantées directement à proximité des centrales électriques, car on ne maitrisait encore pas le transport de cette nouvelle énergie : l'hydroélectricité.

    Dans le même temps, les lignes de chemin de fer se développent pour desservir les industries en fond de vallée. C'est ainsi que le train arrive à Moûtiers. Ce moyen de transport, qui assurait un accès plus facile et rapide à nos vallées, permit aux premiers estivants, souvent originaires de la région lyonnaise, de venir passer leurs vacances d'été à la montagne. Ces derniers profitaient du cadre fabuleux qu'offre la vallée de Bozel pour venir en cure thermale à Brides-les-bains. Au cours de leur séjour, ils étaient de plus en plus nombreux à prendre de l'altitude pour atteindre Saint-Bon, village de montagne perché à 1100 mètres d'altitude, afin d'effectuer une cure d'air et de repos. Pour eux, c'était également l'occasion de découvrir et profiter de la beauté des alpages et lacs de montagne de la commune de Saint-Bon.

    L'arrivée de ces premiers estivants donna une idée à une habitante du village, Agathe Curtet : ouvrir la première pension sur la commune, le "Chalet Curtet", dès 1908. Ce café restaurant devint rapidement l'hôtel du Lac Bleu.

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    SAINT-BON AU TEMPS DE L'HOTEL LAC BLEU

    Séquence souvenir ! 

  • LE PREMIER HOTEL DE LA COMMUNE
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    LE LAC BLEU : Le premier hôtel de la commune ouvre ses portes en 1908
    LE PREMIER HOTEL DE LA COMMUNE

    1908 est une date importante pour Saint-Bon : c’est l’ouverture du premier hôtel de la commune, au chef-lieu, par Agathe Curtet. Au début, c’est un modeste café-restaurant qui accueille très vite des estivants venus des villes et de la station thermale de Brides-les-Bains. Le village de Saint-Bon est recommandé pour des cures d’air, de repos et pour ses excursions. Les balades en direction du col de la Loze, de la pointe de la Vizelle, du Roc Merlet, de la cascade de la Rosière ou du sommet de la Dent du Villard sont déjà des grandes classiques de la vallée. En particulier, la montée au lac Bleu, au-dessus du plateau des Tovets et de Courchevel est très prisée par les vacanciers et notamment les belles dames, habillées de dentelles, de longues robes, de grands chapeaux et de larges ombrelles qui se laissent guider en mulet par les habitants. C’est le nom du lac Bleu que Louis Curtet choisira pour baptiser l’hôtel, installé en face de la mairie-école et de l’église de Saint-Bon, agrandit plusieurs fois afin d’accueillir toujours plus de monde. L'hôtel ouvrira ses portes pour la première fois l'hiver dès 1925 pour répondre à la demande des clients de l'hôtel, déjà adeptes de la pratique du ski.

    Hotel du Lac Bleu en 1936 à Saint-Bon - Collection Bourdillon.
  • LES PREMIERS SKIEURS
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    Les années 1930
    LES PREMIERS SKIEURS

    Les premiers hivernants étaient des citadins en provenance principalement de Lyon et Paris, issus d'un milieu aisé et amoureux de la montagne. La plupart étaient déjà des skieurs confirmés en quête de sensations fortes lors de la découverte de nouveaux itinéraires à ski. Leurs récits figuraient régulièrement dans les revues comme celles du Club Alpin Français, et faisaient connaitre les stations naissantes de l'époque comme celle de Saint-Bon.

    Louis Curtet, maire de la commune de 1928 à 1940, a été l'un des premiers à vouloir développer les infrastructures touristiques et améliorer l'accueil des hivernants. Progressivement des chalets-hôtels furent créés au Praz, à Courchevel 1550 ou à Moriond pour loger les randonneurs et les premières campagnes de communication se développèrent. La station fut rapidement bien cotée malgré des équipements peu nombreux et un accès difficile.

    Jusqu'en 1937, le déneigement de la route était aléatoire et il n'y avait pas encore de service de cars entre Saint-Bon et Moûtiers. L'électrobus déposait les passagers au Carrey d'où ils montaient à pied ou transportés en traineaux par les paysans de la commune. Par la suite, la route fut déneigée jusqu'à Saint-Bon et les transports mieux organisés. Les jours d'arrivée étaient très animés, un grand nombre de véhicules automobiles stationnaient près de la mairie où s'effectuait le transfert vers les traineaux pour Courchevel (1550) et Moriond.

    Jour d'arrivée des hivernants à Saint-Bon en 1939. Départ en ski et traineau devant la mairie et l'hôtel Le Lac Bleu. Collection FECHE - Photo Capellaro - Mairie de Saint-Bon
  • L'ÉMERGENCE D'UN NOUVEAU MÉTIER : MONITEUR DE SKI
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    L'ÉMERGENCE D'UN NOUVEAU MÉTIER : MONITEUR DE SKI

    Grâce à cet engouement pour le ski, de nouveaux métiers, notamment celui de moniteur, se développèrent pour les habitants des communes montagnardes. A saint-bon, les premiers moniteurs furent des autrichiens embauchés par Louis Curtet et attachés à l'hôtel du Lac Bleu. Par la suite, les jeunes du Pays prirent conscience qu'un nouveau métier s'offrait à eux.
    Jean Pachod fut le premier moniteur diplômé de la vallée. Il constitua un groupe de jeunes Saint-Bonnais passionnés qu'il forma à ce métier, parmi eux Régis Chevallier, Eugène Chardon, Jean Sullice, Jean Blanc. Ils remplacèrent progressivement les moniteurs autrichiens.
    En 1935, ils se sont regroupés dans la première école de ski de la vallée, l'école de ski des chalets de Moriond, créée par Jean Pachod.

    Photo : Jean Sullice en tenue de moniteur de ski. Collection Sullice - Mairie de Saint-Bon.
  • LE PREMIER TÉLÉSKI : LE SAINTE-AGATHE À MORIOND
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    1945
    LE PREMIER TÉLÉSKI : LE SAINTE-AGATHE À MORIOND

    Dans la vallée, en 1935, on projeta la construction d’un téléphérique partant de Saint-Bon pour aboutir à la montagne de l’Ariondaz en passant par Courchevel 1550. Il n’eût aucune suite.
    En 1938, la société « Neige de Tarentaise » envisagea la construction et l’exploitation d’un téléski d’une longueur de 500 m au lieu dit « Les Teppes » à Moriond. Puis deux projets de téléskis furent déposés et acceptés par la commune entre Courchevel 1550 et le plateau des Tovets (future station de Courchevel 1850). Malheureusement des problèmes administratifs puis la guerre ont ajournés la construction des équipements prévus.
    En 1945, le premier téléski de la station, le Sainte-Agathe, a été mis en construction à Moriond par la « société des remontes pentes et téléphériques de Tarentaise ». C’est Jean Blanc qui dirigea les opérations.

    Le téléski Sainte-Agathe et les chalets skieurs de Courchevel Moriond - Mairis ede Saint-Bon - Fond Goffo
  • LES CONCOURS DE SKI ET LA CRÉATION DU SKI CLUB DE SAINT-BON
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    1930
    LES CONCOURS DE SKI ET LA CRÉATION DU SKI CLUB DE SAINT-BON

    Les premiers grands concours ont été organisés par le Club Alpin Français et le Touring Club de France dès le début du 20ème siècle, ce qui permit de promouvoir les sports de neige à la fois auprès du grand public et des stations naissantes.
    Le ski Club de Saint-Bon fut créé en novembre 1930 par Louis Curtet et Auguste Bonnevie. Il organisait régulièrement des compétitions de ski sur la commune avec l’aide du ski Club de Lyon. Il se vit même confier l’organisation du championnat de Savoie en 1938 et en 1944.
    Plusieurs itinéraires étaient proposés aux compétiteurs : la piste de descente principale partait du Col de la Loze pour arriver à Saint-Bon , un second tracé partait du Roc Merlet. Le site de Pralong servait lui de point de départ pour les courses locales.
    Les concours marquaient un temps fort de la vie du village en hiver, et malgré les difficultés de déplacement, ils attiraient toujours beaucoup de monde pour encourager les participants. Ils donnaient lieu à de grandes réjouissances : bal, banquets officiel en présence de différentes personnalités de la région.

  • D’AUTRES SPORTS D’HIVER À SAINT-BON
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    D’AUTRES SPORTS D’HIVER À SAINT-BON

    Si le ski occupait une grande place dans les activités proposées aux hivernants, il n’avait pas la prépondérance qu’il connaît aujourd’hui et différents sports de glisse et de glace étaient en vogue : patinage, curling, luge, bobsleigh, saut à ski ….
    Afin de proposer aux hivernants et à la population locale des équipements que l’on pouvait trouver dans les stations en vue de l’époque, le Ski Club de Saint-Bon entreprit de construire un tremplin de saut de 40 mètres au Praz. Les concours qui y étaient organisés attiraient un public nombreux avide d’applaudir les exploits de ces skieurs audacieux.
    L’hôtel el Lac Bleu quand à Lui permettait le pratique du patinage en transformant son court de tennis en patinoire.
    Les courses de bobsleigh ou de luge étaient incontournables. Certaines communes possédaient des équipes renommées. Cette discipline se pratiquait ici sur les routes ou chemins existants que les organisateurs préparaient pour les rentre bien glissants. Les bobeurs s’élançaient alors pour atteindre parfois des vitesses fort dangereuses sur des engins lourds et dépourvus de toute protection.

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    SAINT-BON STATION DES ANNÉES 30

    Souvenirs et témoignages ...

  • 1946
  • LA DÉLIBÉRATION DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SAVOIE
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    13 avril 1946
    LA DÉLIBÉRATION DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SAVOIE

    La pratique du ski sur la commune de Saint-Bon est avérée dès l’entre 2 guerres. A cette époque, Louis Curtet, propriétaire de l’hôtel Le Lac Bleu à Saint-Bon, décide d’ouvrir son établissement l ‘hiver. Cette même année, Arnold Lunn réalise une première reconnaissance à ski des potentialités du massif des Trois Vallées. Mais la seconde guerre mondiale éclate, laissant ce projet de côté pendant plusieurs années. Pour autant le projet n’est pas tombé aux oubliettes.
    En 1942, c’est le gouvernement de Vichy qui mandate une équipe composée de trois architectes, de trois ingénieurs et d’un technicien de la montagne afin de recenser à ski les potentialités d’équipements de la région des « 3 Vallées ». La même année, un jeune savoyard urbaniste et architecte, du nom de Laurent Chappis, prisonnier de guerre dans un camp allemand travaille également sur le futur équipement du domaine skiable des « 3 Vallées ». Avec un compagnon de captivité, Maurice Michaud, ingénieur des Ponts et Chaussées en Savoie, ils élaborent un plan d’installation de remontées mécaniques en chaîne et des centres d’hébergement idéalement répartis dans les vallées de Saint-Bon (site des Tovets et futur Courchevel 1850), des Allues (site de Méribel-Mottaret) et des Belleville (sites des Menuires et de Val Thorens).
    Au début de l’année 1945, Laurent Chappis, qui termine sa thèse d’urbanisme sur les Trois Vallées à l’aide de cartes d’état-major, renvoi en France son travail, mais celui-ci est détruit au moment du repli des troupes allemandes. De retour en Savoie au printemps 1945, les deux hommes (Laurent Chappis et Maurice Michaud) se retrouvent, parcourent de nouveau la montagne et repensent à l’aménagement des « 3 Vallées ». Entre temps le fameux rapport de la « Mission 42 » est arrivé sur le bureau du Conseil général de la Savoie. Pierre Cot, ancien ministre et président de la commission des finances du Conseil général, mais aussi Louis Sibué et surtout Pierre de la Gontrie, président du Conseil général s’enthousiasment pour ses conclusions. Très vite, ils lancent l’idée d’un développement des sports d’hiver en Savoie et particulièrement dans le massif des « 3 Vallées » afin de relancer l’économie et d’attirer en montagne une jeunesse désoeuvrée et désabusée par plusieurs années de guerre. Maurice Michaud prend aussi connaissance du rapport de la Mission 42 et se souvient surtout de la thèse de captivité sur les Trois Vallées de Laurent Chappis. Il demande à ce dernier d’approfondir les solutions d’aménagement préconisées en 1942 afin d’y apporter ses propres idées. C’est chose faite et dès le début de l’année 1946, Laurent Chappis arpente le terrain et les différents sites choisis afin de relever les plus petits détails sur l’enneigement, les vents dominants, l’ensoleillement...

    LE 13 AVRIL 1946 : Le Conseil Général de Savoie délibère pour l’aménagement touristique de la vallée de Saint-Bon. Laurent Chappis présente son projet de créer une station de sport d’hiver de 6000 lits sur le site vierge des Tovets.

    Photo : Maquette de la nouvelle station départementale de Courchevel 1850 en 1946. Crédit : Collection Emile Baetz
  • LA CRÉATION DE LA STATION ACCEPTÉE À L’UNANIMITÉ PAR LE CONSEIL MUNICIPAL  DE SAINT BON
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    3 mai 1946
    LA CRÉATION DE LA STATION ACCEPTÉE À L’UNANIMITÉ PAR LE CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT BON

    LE 3 MAI 1946 
    Le Conseil municipal de Saint-Bon, sous la présidence de son maire, Francis-Eugène Mugnier, et à l’unanimité, décide d’accepter le projet du département et de céder au Conseil général tous les terrains communaux des Tovets, de Bellecôte, et les terrains en direction de la Loze et de la Vizelle, de Courchevel et de Moriond. Laurent Chappis est désigné architecte-urbaniste de la commune en charge de l’élaboration du plan d’aménagement de la future station savoyarde. Un autre homme important rejoint le projet. Il s’agit de Jean Blanc, natif de Saint-Bon et champion de France de ski, qui est en charge de l’équipement technique de la station. Les études et missions de terrains se poursuivent pendant plusieurs semaines avant le lancement des premiers travaux.
    LE 6 MAI 1946
    Le Conseil général s’engage avec Laurent Chappis et surtout avec Jean Blanc, champion de France de ski et natif de Saint-Bon, pour prendre en charge l’équipement technique de la station.
    DU 13 AU 15 MAI 1946
    Laurent Chappis fait plusieurs études sur le terrain, notamment pour effectuer le tracé de la route d’accès, le choix des trois tremplins de saut au Praz, l’implantation du téléski de la Loze et le repérage de trois pistes de ski.

  • LE DÉBUT DES TRAVAUX
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    5 juin 1946
    LE DÉBUT DES TRAVAUX

    Au printemps 1946, le projet de création de la nouvelle station prend forme avec le lancement des premiers travaux.
    Et le chantier est de taille ! Car pour la première fois dans l’histoire du ski et de l’aménagement de la montagne « Tout est à inventer », « Tout est à organiser », « Tout est à définir » ….

    Laurent Chappis dessine le plan d’urbanisme de Courchevel et invente la première station construite sur un site vierge ; les stations créées précédemment se sont développées autour de villages existants (Chamonix, Megève).
    Plusieurs principes inventés à Courchevel seront repris ensuite pour la construction des stations dites « intégrées » ou de « troisième génération ». Ces dernières se sont inspirées de cette nouvelle vision de l’aménagement de la montagne, de l’organisation et de la structuration d’une station de ski.

    Les principes sont les suivants :
    - Mettre en place des pistes de dessertes des résidences (concept d’hébergement ski aux pieds).
    - Faire converger les pistes vers un espace unique : la grenouillère et le front de neige, lieu de rencontre des skieurs et des piétons.
    - Rendre accessible la zone commerciale à la fois aux skieurs et aux piétons.
    - Privilégier le contact avec la neige et la nature dans l’élaboration du plan masse.
    - Rendre possible la pénétration du domaine skiable à l’intérieur de la station (ski in - ski out).
    - Prévoir la circulation des skieurs dans la station pour faire la jonction entre le domaine amont et le domaine aval.

    De ce fait, Courchevel fut le modèle des stations de deuxième génération créée ex-nihilo, et reste aujourd’hui une référence en terme d’organisation et d’aménagement de la montagne.

    LE 5 JUIN 1946 : les travaux de construction de la route d’accès à la station débutent afin de reliée Courchevel au plateau des Tovets.
    Parallèlement d’autres chantiers sont menés, tels que la réalisation d’une ligne électrique de 15000 volts, téléphoniques et l’adduction d’eau. La première montée en Jeep jusqu’au plateau a lieu le 8 octobre 1946. L’histoire raconte que le premier chantier de la route d’accès Moriond-Les Tovets s’est fait sous 40 cm de neige fraîche...

  • LE NOM DE LA FUTURE STATION
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    Juin - Novembre 1946
    LE NOM DE LA FUTURE STATION

    Au mois de juin 1946, une réflexion sur le nom de la future station construite sur le plateau des Tovets est engagée. A l’initiative de ce projet, M. Pierre de La Gontrie, président du Conseil général de la Savoie (de 1945 à 1951) et future maire de Saint-Bon / Courchevel (de 1959 à 1968), qui trouve le nom des « Tovets » fort peu commercial. Après plusieurs discussions, le choix est fait. La station s’appellera « Courchevel » !

    Courchevel désignait à l’époque un lieu dit correspondant à Courchevel Village aujourd’hui. Le 30 novembre 1946, la station est baptisée Courchevel et Courchevel devient Courchevel-le-Bas. Le nom du village changera à plusieurs reprise jusqu’à trouver un accord pour satisfaire tout le monde en nommant les villages par leurs altitudes. Ces appellations ont été changées depuis 2 ans pour reprendre le nom des villages.

    L’ORIGINE DU NOM COURCHEVEL :
    Le nom de Courchevel est issu du terroir local – « ecortzevé » en patois de St-Bon signifie « écorché » - et désigne un lieu-dit à 1500 m d’altitude où les jeunes bergers étaient vigilants avec les veaux tentés par la pousse printanière des brins d’herbe verts et drus, fatals à leur langue…

    Photos Pierre de la Gontrie
  • 1ER HÔTEL DE LA STATION
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    15 août 1946 - 28 décembre 1947
    1ER HÔTEL DE LA STATION

    CONSTRUCTION DU 1ER HÔTEL DE LA STATION : L’HÔTEL DÉPARTEMENTAL DES 3 VALLÉES
    LE 15 AOÛT 1946 : Les travaux de construction du premier hôtel débutent. Il s’agit de l’hôtel départemental des Trois Vallées, qui deviendra par la suite l’Hôtel des Trois Vallées.
    Laurent Chappis, architecte urbaniste de la station, conçoit les plans. L ‘hôtel a la forme d’un chalet traditionnel avec un toit à deux pans. Les matériaux locaux, pierres et bois, sont utilisés.
    En l’absence d’engins mécaniques, les travaux de terrassement sont effectués à l’aide de pelles, de pioches et de brouettes. En novembre 1946, les travaux du sous-sol sont achevés. Finalement, les travaux se poursuivent en 1947, et l’hôtel ouvre ses portes pour la première fois le 28 décembre 1947.

    Les 2 premiers hôtels de Courchevel en 1947 : L’hôtel départemental des Trois Vallées et l’hôtel de la Loze. Fonds Goffo – Coll. Mairie de Saint Bon Courchevel
  • ARRIVÉE DE NOUVEAUX ARCHITECTES À COURCHEVEL
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    Septembre 1946
    ARRIVÉE DE NOUVEAUX ARCHITECTES À COURCHEVEL

    ET CRÉATION DE L’ATELIER D’ARCHITECTURE DE COURCHEVEL

    En septembre 1946, un nouvel architecte arrive à Courchevel. Il s’agit de Denys Pradelle qui accepte de venir vivre à l’année à Courchevel pour faire équipe avec Laurent Chappis, l’architecte urbaniste de la station. Denys Pradelle s’installe au hameau des Rois dans une petite grange en bois, puis au Lételé (aujourd’hui 2 quartiers de Courchevel Village). Il est rejoint par sa famille quelques mois plus tard.
    Un troisième architecte les rejoint en décembre 1946, Jean-Marc Legrand.
    Ensemble ils créent l’Atelier d’Architecture de Courchevel et inventent une nouvelle forme d’architecture « adaptée aux moyens et aux besoins inédits de citadins en altitude ».

    Photo de Denys Pradelle
  • CONSTRUCTION DES 2 PREMIERS TÉLÉSKIS PAR L’ENTREPRISE GRENOBLOISE POMAGALSKI
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    Octobre 1946
    CONSTRUCTION DES 2 PREMIERS TÉLÉSKIS PAR L’ENTREPRISE GRENOBLOISE POMAGALSKI

    Dès 1945, un premier téléski fut mis en service à Courchevel Moriond à l’initiative de Jean Blanc, le Sainte-Agathe. Il fut racheté ensuite par la société privée Boix-Vives.
    Mais sur le chantier de la nouvelle station, il faut attendre octobre 1946 pour voir les travaux de construction des premières remontées mécaniques débuter. C’est l’entreprise Jean Pomagalski, avec pour chef de chantier Pierre Montaz, qui est en charge de l’implantation des 2 premiers téléskis sur le plateau des Tovets. Le premier relie Courchevel Village au plateau des Tovets, futur Courchevel. Le second donne accès au secteur de la Loze au départ de Courchevel (il correspond aujourd’hui aux 2 téléskis qui desservent le stade de slalom Emile Allais).
    Les 2 téléskis sont mis en service en décembre 1946 pour assurer la première saison d’ouverture de la station (hiver 1946-47).

    Durant la même période, le Conseil général décide de réaliser un essai aux Tovets d’un « nouveau genre de téléphérique et qui consiste en bennes motrices circulant sur un rail, ce qui permet d’obtenir un débit beaucoup plus important » : le Catérail. C’est la reprise d’une idée émise dans le premier projet de la « Mission 42 » et ce dernier est financé par le Sous-Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports. On décide de faire un essai sur 800 mètres, à l’emplacement même du futur téléphérique. La gare inférieure est élaborée en janvier 1947. L’installation des deux immenses pylônes et de la caténaire vont durer toute une année. Finalement, le projet est abandonné au printemps 1948 après un accident durant les essais et la mort accidentelle de son concepteur, André Rebuffel.


    Le Plateau des Tovets en 1948 avec l'arrivée du téléski de Courchevel Village. Crédit : Collection BAETZ
  • VENTE DES PREMIERS TERRAINS
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    30 novembre 1946
    VENTE DES PREMIERS TERRAINS

    Les grands chantiers pour garantir l’ouverture de la station sont lancés : construction de la route d’accès, adduction d’eau, électricité, construction du premier hôtel, des premiers téléskis ….. tout va très vite !
    Peu de temps avant l’ouverture de la station pour son premier hiver de fonctionnement, les premiers terrains à bâtir sur le plateau des Tovets sont mis en vente. Ils sont proposés en priorité aux personnes prenant à leur charge l’ensemble architectural. Viennent ensuite les habitants de Saint-Bon, de la Savoie et les autres acquéreurs dans leur ordre de demande.

    Photo : Skieurs au sommet du Mont Bel-Air en hiver 1937, profitant d'une vue sur les champs de neige de Courchevel 1850 avec Pralong, Nogentil et le massif de la Loze, lieu d'implantation de la station départementale en 1946. Crédit : Collection Musée Sav
  • LA STATION EST BAPTISÉE COURCHEVEL
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    Décembre 1946
    LA STATION EST BAPTISÉE COURCHEVEL

    A la même période, le journal le Dauphiné Libéré annonce que « la station départementale s’apellera Courchevel, et l’ancien hameau Courchevel-le-Bas ». Après plusieurs révoltes des habitants, c’est finalement le nom de Courchevel 1550 qui sera choisi, pour devenir Courchevel Village en 2012.

    Collection Weber - Mairie de Saint-Bon. Vue générale de l'ancien hameau de Courchevel dans les années 1940, devenu aujourd'hui Courchevel Village, et qui a donné son nom à la future station du Plateau des Tovets. On voit ici les hameaux d'origines, englob
  • BILAN DE L’ANNÉE 1946
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    31 décembre 1946
    BILAN DE L’ANNÉE 1946

    Bilan de ce qui a été réalisé en 1946 :
    - Faire un parcours des Trois vallées à ski pour repérer les pentes les mieux exposées
    - Choisir le site d’implantation de la station
    - Décider de construire la station
    - En prévoir le financement
    - Concevoir et dessiner le plan des pistes et le plan d’urbanisme
    - Acquérir les terrains
    - Réaliser la route d’accès
    - Réaliser les lignes électriques, téléphoniques et l’adduction d’eau
    - Construire les 2 premiers téléskis
    - Baliser 3 pistes de ski
    - Construire le premier hôtel : l’hôtel départemental des 3 vallées
    - Recevoir les premiers clients
    Citation de Laurent Chappis : « 1946 est une année de grâce que l’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie professionnelle. »

    Portrait de Laurent Chappis, l’architecte-ubaniste en charge de la création de la station de Courchevel.
  • LES DÉBUTS (1947 - 1953)
  • LE DEVELOPPEMENT DE LA STATION
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    1947-1949
    LE DEVELOPPEMENT DE LA STATION

    Les travaux continuent en 1947. 42 parcelles de terrains constructibles ont déjà été vendus. Les deux premiers hôtels de la station ouvrent leurs portes en décembre 1947 : il s’agit de l’hôtel départemental des 3 vallées et de l’hôtel de la Loze. Cette même année débute un grand chantier : celui du Catérail. Un projet un peu fou qui, après quelques essais, ne verra finalement pas le jour.
    L’année 1948 marquera un tournant dans la finalité de la station.
    C’est Maurice Michaud qui explique que ce sont les remontées mécaniques qui rentabilisent en grande partie une station de sports d’hiver. Or, avec une clientèle populaire, on est contraint de réduire le prix de montée. Il faut donc s’orienter vers une clientèle de plus haut standing et admettre un processus inéluctable : la construction d’une remontée mécanique implique la construction de nouveaux lits. On ne parle alors plus d’aménagement, mais d’équipement.
    Courchevel, au départ prévu avec un maximum de 5000 lits va considérablement croître pour finalement dépasser les 30 000 lits touristiques. De plus, à Courchevel, les remontées mécaniques sont d’autant plus rentables qu’elles sont au départ financées par le transfert des dommages de guerre provenant de la non reconstruction des électrobus en Savoie. L’image sociale de Courchevel aura donc duré une seule année.
    Un nouvel élan est aussi donné à la station par la possibilité d’acquérir à partir de 1948 des dommages de guerre dans les zones sinistrées et de les transférer où l’on veut pour investir dans une construction. Toutefois, ces dommages de guerre doivent être employés dans leur affectation d’origine, sauf en cas de reconstruction d’activité industrielle. Et c’est là que Maurice Michaud intervient une nouvelle fois, en argumentant auprès des pouvoirs publics le fait que le tourisme est une activité industrielle, puisqu’on le désigne sous le nom « d’industrie touristique ». Ainsi, de nombreux acquéreurs de parcelles à Courchevel 1850 peuvent acheter des dommages de guerre à 50 % de leur valeur, voire même 35 % pour réaliser chalets, hôtels et commerces. De plus, s’ils acquièrent des chalets préfabriqués mis en vente par le ministère de la Reconstruction, ces dommages de guerre deviennent prioritaires. Les constructions de bâtiments s’accélèrent sur le plateau. Et en 1949, on compte déjà 16 bâtiments sur le plateau des Tovets. L’atelier d’Architecture de Courchevel réalise ses premières études pour la réalisation de chalets individuels. On réfléchit également à la construction de lotissements supplémentaires.

    Crédit : Fond Goffo - Mairie de Saint-Bon. Le remonte pente de la Loze. Les Hôtels des 3 Vallées et de la Loze, les chalets - 1949
  • TOUT S’ACCELERE
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    1950-1953
    TOUT S’ACCELERE

    En 1950, Laurent Chappis dessine un projet d’église pour la station. Le premier « chalet à pattes » voit le jour sous le coup de crayon de Denys Pradelle qui satisfait la commande de son propriétaire, Mr Lang. Enfin, le premier immeuble collectif résidentiel, « La Vanoise », voit le jour dans le quartier de Plantret.

    Des changements importants apparaissent à partir de 1951.
    D’abord, Pierre de la Gontrie n’est pas réélu au Conseil général de Savoie. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à suivre le développement de Courchevel, grâce à son poste de sénateur. A l’automne 1951, l’architecte Denys Pradelle construit son chalet personnel, « le Petit Navire » dans le nouveau lotissement des Chenus. Il est le premier à s’installer dans ce quartier.
    En 1952, Laurent Chappis accueille Eugène Claudius-Petit, ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, à Courchevel. Il lui fait découvrir sa dernière trouvaille : le grenier-mazot.

    En décembre 1952, le téléphérique de la Saulire est mis en service (système Neyret-Beylier) avec deux cabines de 30 places. Le chantier de maçonnerie et de travaux publics est conduit par l’entreprise Cattelin, déjà sur place quelques années plus tôt pour la construction de la route d’accès. C’est Jean Cattelin qui assurera, dès le premier hiver, la conduite de l’appareil. La même année, il est aussi nommé responsable des secours à Courchevel. Ainsi, il passe la plupart de ses nuits au sommet de la Saulire pour assurer la mise en service chaque matin.

    Un rythme de croisière s’installe en 1953 dans la station. Un second projet de construction de l’église, dessinée par Denys Pradelle, en collaboration avec l’architecte Jean Prouvé est approuvé par l’évêché. Le terrain est cédé gratuitement par le département et une première extension sera réalisée deux ans plus tard.
    En décembre 1953, le télébenne des Verdons, qui permet l’accès à la gare de départ du téléphérique de la Saulire, est mis en service. Ce télébenne sera transformé en télécabine en 1961.

    Crédit : Mairie de Saint-Bon - Fond Goffo. Gare de départ du téléphérique de la Saulire, fin des années 1950.
  • GRENIER-MAZOT – LA GOUPILLE, (1953)
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    1953
    GRENIER-MAZOT – LA GOUPILLE, (1953)

    GRENIER-MAZOT – LA GOUPILLE, (1953) - inscrit « Monument Historique » depuis le 23 janvier 2005
    Qu'est-ce qu'un "grenier" ou "mazot"
    C’est une petite construction en bois, posées sur un socle en pierre pour l’isoler des rongeurs, située à proximité du chalet d’habitation, et où les paysans rangent ce qu’ils ont de plus précieux (graines, vêtements, bijoux, nourritures, couvertures, documents), en cas d’incendie du chalet principal. Il est appelé « grenier » en Savoie et « mazot » en Haute-Savoie et en Suisse.
    Laurent Chappis fait l’acquisition d’un grenier qu’il trouve en Maurienne. Il le transporte à Courchevel sans difficulté car son système de construction est un chef d’oeuvre d’ingéniosité, étant assemblé sans aucun clou, simplement par des tenons et des mortaises. Il le transforme en « habitat minimum » (moins de 10 m2 pour 6 personnes) avec un appentis pour la cuisine et les toilettes.
    Couvert de chaume, ce grenier devient vite le point d’attraction de la station. Le succès est au rendez-vous, puisque très vite, Laurent Chappis doit concevoir un lotissement spécialement affecté à ce type de construction. Le ministre Claudius-Petit est aussi emballé par ce chalet et s’en fait construire un sur l’avis de Laurent Chappis.

    Credit : Fondation Facim - David Dereani. Grenier-mazot La Goupille aujourd'hui.
  • L'EXPLOSION DES ANNÉES 50-60
  • LES ANNÉES EMILE ALLAIS (1954 – 1964)
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    1954-1964
    LES ANNÉES EMILE ALLAIS (1954 – 1964)

    L’ARRIVÉE D’EMILE ALLAIS EN 1954
    L’expérience d’Emile Allais au service de la qualité à Courchevel
    Maurice Michaud contact Emile Allais, installé aux USA, afin de devenir le conseiller technique des 3 Vallées en remplacement de Jean Blanc qui souhaite désormais se consacrer entièrement à son magasin de sports. Emile Allais prend ses fonctions de directeur technique et sportif de Courchevel en novembre 1954. De retour des Etats-Unis, où il a participé au lancement de la station de Squaw Valley, Emile Allais convint les membres du Conseil Général de la nécessité de faire de Courchevel une station renommée pour la qualité de ses pistes. Il apporte son expérience, ses idées pour la préparation et l’entretien des pistes et du domaine skiable. Il associe le matériel primitif de l’époque (rouleaux et grillages) à des engins de récupération. C’est ainsi que petit à petit, les pistes de ski de Courchevel sont devenues une référence pour de nombreuses autres stations.
    Emile Allais et son élève Jean Cattelin
    Ensemble ils créent le service des pistes et le métier de pisteur secouriste. Emile Allais reste directeur de la station pendant 10 ans de 1954 à 1964. Puis il part lancer les stations de La Plagne et de Flaine.
    Emile Allais fut le précurseur, en France, en matière de préparation, d’entretien, et de damage des pistes du domaine skiable.

    Collection Emile Baetz
  • LA FIN DES ANNÉES 1950
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    1957-1959
    LA FIN DES ANNÉES 1950

    En 1957, la station de Moriond, dépendante de la commune de Bozel demande son rattachement à celle de Saint-Bon. Il sera accepté 2 ans plus tard par le conseil d'Etat.
    Le téléski de Bellecôte est mis en service sur le domaine de Courchevel 1850.
    Les extensions de lotissements sur les sites de Nogentil et du Jardin Alpin sont approuvées.
    C'est également à cette date que Denys Pradelle quitte Courchevel comme lieu de résidence et de travail pour s'installer à Chambéry avec sa famille.
    Bilan sur Courchevel en 1958
    - un téléphérique,
    - 3 télébennes,
    - 6 téléskis,
    - 8 km de voirie,
    - 210 bâtiments offrant une capacité d'accueil de 2843 lits,
    - 51 commerces.
    L'année 1959 marque la dernière année d'activité de Laurent Chappis à Courchevel.
    Pierre de la Gontrie, sénateur, est devenu maire de Saint-Bon et s'engage alors pendant 9 années dans un bras de fer avec le département concernant l'évolution de la station, et qui ne sera pas toujours au bénéfice de la commune.
    Laurent Chappis, déçu de l'évolution de la station, préfère démissionner.
    A l'époque la capacité de Courchevel 1850 est la suivante :
    population permanente : 148 personnes
    population saisonnière : 230 personnes
    lits touristiques : 3280 dont 1430 en chalets, 750 en studios collectifs et 1050 en hôtels.

    Photo : Fond goffo - Mairie de Saint-Bon
  • UN PREMIER ENGIN DE DAMAGE DÉBARQUE À COURCHEVEL !
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    1959
    UN PREMIER ENGIN DE DAMAGE DÉBARQUE À COURCHEVEL !

    En décembre 1959, Emile Allais fait acheter au département un premier véhicule chenillé en vue de réaliser des essais de damage mécanique de la neige. L’engin révolutionnaire est un « Sno Cat » déjà largement utilisé pour des expéditions polaires.

  • L'ATELIER D'ARCHITECTURE
  • LES PRINCIPES DE CONSTRUCTION
    -+
    1949 - 1955
    LES PRINCIPES DE CONSTRUCTION

    L’école de Courchevel (1949 – 1955), connue aussi sous le nom de l’Atelier d’Architecture de Courchevel.
    Les architectes Laurent Chappis, Denys Pradelle et Jean-Marc Legrand s’associent pour créer l’Atelier d’architecture de Courchevel. Ensemble, ils vont révolutionner l’art de bâtir en montagne. Entre 1949 et 1955 ils réalisent 1/10ème des constructions de Courchevel. Pour Laurent Chappis « Courchevel doit être une station de tourisme de son époque et non une copie de village traditionnel de paysans ».

    Les principes architecturaux inventés à Courchevel :
    - Une urbanisation s’insérant dans la pente.
    - Une hauteur de bâtiments ne dépassant pas celle des sapins et épicéas pour s’intégrer à l’environnement alentours.
    - Une implantation parallèle des bâtiments pour la création de lotissements.
    - Une ouverture de la façade sud des bâtiments pour profiter de l’ensoleillement et de la vue sur la nature.
    - Le toit à un pan, plat ou papillon pour palier à la dangerosité des chutes de neige du toit.

    L’architecture, une spécificité de Courchevel.
    Courchevel possède un patrimoine architectural unique en station. C’est la seule station française à posséder 6 bâtiments inscrits au titre des Monuments Historiques. Cinq d’entre eux font partis des bâtiments les plus remarquables de l’architecture du 20ème siècle en montagne :
    - Chalet Joliot-Curie : construit en 1949, inscrits aux Monument Historique en 2005
    - Chalet Lang : construit en 1950, inscrits aux Monument Historique en 2012
    - Chalet Le Petit Navire : construit en 1951, inscrits aux Monument Historique en 2005
    - Chapelle Notre-Dame de l’Assomption : construite en 1953, inscrits aux Monument Historique en 2005
    - Grenier-Mazot La Goupille : construit en 1953, inscrits aux Monument Historique en 2005

    Fond Goffo - Mairie de Saint-Bon
  • CHALET JOLIOT-CURIE
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    1949-1950
    CHALET JOLIOT-CURIE

    CHALET JOLIOT-CURIE (1949) – inscrit « Monument Historique » depuis le 17 janvier 2005
    C’est le chalet de vacances de Frédéric et Irène Joliot-Curie. Premier chalet construit par l’architecte D. Pradelle à Courchevel 1850. Il exécute trois esquisses entre mars et mai 1949. La première propose un « chalet à pattes » non retenu par les Joliot-Curie qui préfèrent une construction plus « rustique », utilisant la déclivité du terrain (le premier « chalet à pattes » sera construit l’année suivante pour la famille Lang). Le chantier se déroule entre juillet 1949 et septembre 1950. Utilisant à la fois des matériaux locaux et des techniques de construction moderne, l’architecte met ainsi au point une nouvelle manière de construire à la montagne pour une famille citadine.

    Crédit : Fondation Facim - David Deréani. Chalet Joliot-Curie aujourd'hui.
  • CHALET LE PETIT NAVIRE
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    1951-1952
    CHALET LE PETIT NAVIRE

    CHALET LE PETIT NAVIRE (1951-1952) – inscrit « Monument Historique » depuis le 25 janvier 2005
    C'est le chalet personnel de l'architecte Denys Pradelle, installé depuis 1946 à Courchevel (Courchevel Village - rue du Petit Roi), travaillant sur les projets liés à la réalisation de la station de sport d'hiver de Courchevel (Courchevel 1850).
    Construit en 1951 pour loger sa famille, il s'y installe en octobre 1952.
    Cette construction a été réalisée par la "Savoisienne de Chambéry" (société d'HLM privée), réalisant la première maison individuelle en station de sports d'hiver, avec un financement HLM et accession à la propriété.

    Credit : Fondation Facim - David Dereani. Chalet Le petit Navire aujourd'hui.
  • LA CHAPELLE NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION
    -+
    1953
    LA CHAPELLE NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION

    LA CHAPELLE NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION (1953) – inscrite « Monument Historique » depuis le 17 janvier 2005
    En 1947, une chapelle de plein air est construite à l'emplacement de l'église actuelle, avec une charpente en bois de forme pyramidale.
    En novembre 1950, Laurent Chappis, architecte urbaniste de la station, dessine un projet d'église qui sera refusé par l'évêque de Tarentaise. Finalement, le projet définitif est validé en 1953, suite à la collaboration de Denys Pradelle et de Jean Prouvé. Les travaux sont réalisés en 2 tranches successives en 1953 et 1955.
    En 1970, une extension latérale par déplacement de la façade vitrée sud-ouest, et longitudinale par la construction d'un porche d'entrée, est réalisé par Philippe Quinquet.
    En 1992, un clocher indépendant est construit.

    Credit photo : Fondation Facim - David Dereani - Eglise de Courchevel 1850 aujourd'hui.
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