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La neige de culture sous toutes les coutures…

La neige de culture sous toutes les coutures…

Pour toutes les questions que vous vous posez sur la neige de culture… on a les réponses ! Thomas Thor Jensen, directeur d’exploitation du domaine skiable, et Sébastien Piani, nivoculteur, nous expliquent en détail comment ça marche…

Quels ont été les débuts de la neige de culture à Courchevel ?
Thomas Thor Jensen : « L’histoire de la neige de culture a débuté en 1984 dans la station, lancée par des gens très visionnaires qui insistaient pour commencer à réfléchir sur la mise en place de celle-ci. On est une des stations en France qui a le plus de recul par rapport à sa production (à quel moment, en quelles quantités…). »

Qu’est-ce qu’un nivoculteur ?
Sébastien Piani : « Un fabriquant de flocons ! Nous avons à la S3V, 67 métiers différents, mais un des plus technique reste le nivoculteur car il touche à tout et travaille avec des pressions d’air et d’eau qui montent jusqu’à 70 bar (pour comparaison, un jet de robinet représente 3bar). C’est un métier où se rencontrent plusieurs technologies : électricité, pneumatisme, informatique, électronique… »

Comment fabrique-t-on la neige de culture ?
Sébastien : « C’est très naturel : on mélange de l’eau et de l’air et avec des températures bien spécifiques, on arrive à produire de la neige. Il nous faut -3 ou -4 degrés pour produire de la bonne neige de culture. Aujourd’hui, on peut faire 75000m3 de neige en 24h (soit un terrain de foot avec 117m de neige dessus !). »

D’où vient l’eau ?
Thomas : « 90 % de l’eau provient du lac de La Rosière. On a un droit de pompage (par arrêté préfectoral) qui est de 750 000 m3 d’eau dans l’année. A nous de le gérer : on va remplir le lac du Biollay, du Praz Juget, de l’Ariondaz, pour stocker l’eau et l’utiliser ensuite par gravité. Elle passe ensuite par les pompes de l’usine et est envoyée jusqu’au sommet des pistes pour alimenter les enneigeurs. »

Et l’électricité ?
Thomas : « Notre coût d’énergie annuelle c’est plus de 3 millions d’euros entre l’électricité et le carburant pour les chenillettes. On a un contrat avec EDF pour n’acheter que de l’énergie renouvelable et on essaye constamment de réduire la consommation électrique. »



Où tout est géré ?
Sébastien : « Tout passe par l’usine à neige, notre floconnerie, située sur la piste des Verdons. Tout est automatique avec un déclenchement dès la température voulue atteinte. On peut tout gérer par un téléphone : ouvrir les vannes, pomper de l’eau dans un lac… C’est une usine très performante, d’où partent les 65 km de tuyauterie rejoignant les enneigeurs. »

Qu’est-ce qu’un enneigeur ?
Sébastien : « On les appelait autrefois des canons, aujourd’hui, on parle d’enneigeurs (comme on ne parle plus de neige artificielle ou à canon, mais de neige de culture). Nous avons 600 enneigeurs haute-pression avec des compresseurs à part : on amène l’eau et l’air séparément, le mélange se fait à la sortie de l’enneigeur. Dans chaque appareil, il y a une vanne avec un module électronique qui dialogue en permanence avec l’ordinateur et donne les infos comme la température, l’hydrométrie… »



Quelles pistes sont enneigés avec cette neige de culture ?
Thomas : « Ces dernières années, la neige a été peu présente en début de saison, et nos installations ont pu pallier à ce manque. Chez nous on peut skier sur plus de 60% de pistes enneigées avec de la neige de culture (Chenus, Saulire, Sommet des Creux, Biollay, Verdons, Suisses…), et notre objectif dans les 10 années à venir, c’est d’arriver à 90 -95%. »

Combien ça coute ?
Thomas : « On investit beaucoup dans ce système sur Courchevel et La Tania : 3 millions en 2016, 4 en 2017… On peut dire qu’on est une des stations les plus performantes à ce niveau. Le prix de production d’1m3 de neige c’est 2€50, et on en fait 1,3 millions de m3 par an. Dans ce coût global : on a l’amortissement, la maintenance, les frais de fonctionnement, le personnel…
C’est une nécessité, qui explique aussi le prix du forfait que l’on peut trouver cher, mais qui représente un service qu’on n’avait pas besoin de donner 10 ou 15 ans en arrière, là où la neige naturelle était présente d’une manière plus régulière. »
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