COURCHEVEL

LE BLOG

Exclusivement pour vous
Reservez votre sejour
Retour aux articlesRetour aux articles

En coulisse avec… les orfèvres des pistes

En coulisse avec… les orfèvres des pistes

Les orfèvres des pistes

À l’intersaison en station, les travailleurs de l’ombre ne chôment pas, bien au contraire ! La moitié des effectifs des chauffeurs sont déjà en alerte, prêts à dégainer leur dameuse pour vous offrir les plus belles des pistes dès les premiers flocons tombés…


Débroussaillage, fauchage, paillage, profilage des pistes avec les pelles mécaniques, engazonnement… l’été, on anticipe sur les sommets ! Tout est étudié au brin d’herbe prêt pour que les équipes de la Société des 3 Vallées (S3V) puissent damer avec un minimum de neige (20-25cm) sans difficulté.

« Dès les premières chutes de neige, l’objectif principal est de préparer la sous-couche, explique Gilles Bianchi, responsable du damage à la S3V. Dès qu’on a une trentaine de centimètres, on chenille pour tasser la neige, durcir le manteau neigeux, et faire rentrer du froid à l’intérieur ce qui permettra de le garder le plus longtemps possible. »

Aucun endroit n’est épargné, il faut faire vite pour que la neige ne s’envole pas avec le vent. À la veille de l’ouverture, il ne reste plus qu’à fraiser à l’aide de ce gros rouleau denté qui permet de broyer la neige en tout petits morceaux, puis un coup de peigne (qui donne la texture rainurée), et la piste est lissée, prête à vous accueillir !

Objectif sous-couche

« La principale difficulté est la météo ! Quand la neige arrive, du jour au lendemain, on peut passer de -5 à +8, c’est ce qui nous est arrivé cette année. Après les belles chutes qui ont permis une ouverture anticipée le 11 novembre, il y a eu un redoux… Donc il faut s’adapter, au jour le jour ! Si nous n’avons pas de neige naturelle, il faut compter sur le froid pour pouvoir faire marcher les enneigeurs et produire de la neige de culture. S’il fait assez froid, on continue également à travailler la sous-couche. Par exemple, en ce moment, on va faire très tôt (dès 5h du matin) le secteur de La Loze très exposé au soleil en journée avant le réchauffement. L’après-midi on fera la Combe de la Saulire, les Creux… plus à l’ombre. Si le redoux est trop fort (à +4°), les machines restent au garage car on abime plus que l’on arrange. On s’occupe alors du jalonnage, de la mise en place des filets, des équipements de sécurité avec les pisteurs… tout doit être prêt pour l’ouverture. On le fait à pied, ou en voiture, cela prend juste un peu plus de temps… »

Plus de temps, c’est aussi ce qu’il faut pour travailler la neige de culture, car elle est plus lourde et il faut la transporter pour sculpter la piste, façonner le moindre centimètre carré… Sauver le manteau neigeux, c’est l’objectif n°1 pour une sous-couche de qualité ! Cette dernière finement préparée n’a plus qu’à attendre les prochains flocons…

Même si la météo aime jouer des tours, ce travail d’orfèvre occupe la totalité des 46 chauffeurs à l’ouverture du domaine. Aux commandes de leurs dameuses, les nuits blanches commencent…



Le damage en chiffres

46 : chauffeurs en pleine saison, la moitié est déjà présente en novembre pour tout préparer
20 : dameuses, dont 1 hybride et 8 machines à treuil avec des câbles de 1200m
630 : enneigeurs, fonctionnant à partir de -2 degrés
12h : pour damer La Saulire (2 machines mobilisées pendant 6h)
18h : pour damer Les Creux (3 machines mobilisées pendant 6h)

× Reservez votre sejour Reservez votre sejour Reservez votre sejour
× Cookies

En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies ou technologies similaires pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts ainsi que pour la sécurisation des transactions sur notre site. Pour plus d’informations, cliquez-ici.