Courchevel

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Historique

La Savoie est une région difficile de part son relief (altitudes élevées, pentes abruptes), son accès (hautes vallées) et son climat rude.
Si aujourd’hui ces conditions sont essentielles pour l’économie touristique liée aux sports d’hiver, elles ont longtemps été des freins pour le développement de l’économie agro-pastorale savoyarde.

Les hautes vallées savoyardes sont difficiles à exploiter pour l’agriculture, une spécificité qui a conduit à la dénomination « agriculture de montagne ». Pour faire face à ces difficultés, la solution adoptée fut de se tourner vers l’élevage plutôt que vers la culture. L’élevage bovin va engendrer la production de lait qui va être transformé en fromage. C’est ainsi que la production de fromage s’est développée, et reste étroitement liée à la production de lait issue de l’élevage.

Dès le Moyen-Âge, les moines et les communautés villageoises ont entrepris le défrichement des surfaces d’alpage pour accueillir les troupeaux laitiers. À cette époque, le fromage produit s’appelait le « vachelin ».

C’est au milieu du 19e siècle qu’apparaît le nom du fromage « Beaufort ». A peine un siècle plus tard, son existence est menacée par la crise qu’a connu l’agriculture de montagne dans les années 1960. Jusqu’à cette date, la production laitière et fromagère permettaient une certaine aisance à la population, puisque le beaufort était vendu dans les grandes villes comme Lyon, Turin ou encore Paris. L’argent récolté servait à l’achat des denrées qui ne pouvaient être produites. A partir des années 1960, l’agriculture de montagne et par conséquent la production de Beaufort sont menacées par une main d’œuvre de plus en plus importante qui va partir de la montagne pour trouver du travail en ville. La Savoie subit un exode rural massif qui va aboutir à une chute de la production de Beaufort à moins de 500 tonnes par an.

Face à cette crise, les agriculteurs réagissent. Pour faire face, ils décident d’une nouvelle organisation de la production de Beaufort, afin de faire renaître la production de Beaufort.
« Le beaufort doit par sa qualité justifier d’un prix élevé permettant de supporter les surcoûts de l’agriculture en haute montagne ».
La nouvelle organisation choisie est le système de coopération pour la fabrication, l’affinage et la commercialisation. Cette initiative a vu le jour sous l’impulsion de l’Union des Producteurs de Beaufort. Une politique de filière est mise en place afin d’assurer :

- la recherche d’une meilleure maîtrise de la qualité par la création d’un service technique en collaboration avec différents organismes de recherche,

- la démarche de reconnaissance du fromage en AOC qui aboutira en 1968,

- la réalisation des travaux nécessaires à la baisse de la pénibilité de la production du lait : développement de la traite mécanique en alpage, mécanisation partielle des travaux de fenaison.

Cette politique de filière est associée à la politique nationale de la montagne pour permettre à l’agriculture de subsister. Ainsi, la production de Beaufort atteint 4150 tonnes en 2005, soit environ 103 000 meules.

Enfin depuis les années 1960, les alpages ont trouvé une autre finalité avec le développement des stations de sports d’hiver. Ainsi agriculture et tourisme cohabitent sur les terres d’alpage en fonction des saisons, permettant à certains agriculteurs un revenu complémentaire.

Visitez le site du Syndicat de Défense du Fromage Beaufort : www.fromage-beaufort.com

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